Benoit REYRE, Asniérois, nous parle de développement durable

 

Benoit REYRE, Asniérois, spécialiste de développement durable

Benoit REYRE, Asniérois, spécialiste de développement durable

Bonjour à toutes et à tous,

Je profite de ce blog remarquable pour lancer un vaste débat concernant l’implication des Asnièrois quant au développement durable.

Ce fut un thème majeur de la campagne de Manuel Aeschlimann qui souhaitait le positionner en avant des préoccupations des futurs édiles.

L’équipe au pouvoir, aujourd’hui en a un peu parlé dans son programme, mais ses projets, dans ce domaine ne semblent pas être légion.

Je souhaite que vous soyez nombreux à réagir et à faire des propositions constructives.

 

Le sujet est complexe et nécessite que nous comprenions bien de quoi et comment nous en parlons :

Avant toute chose, je pense qu’il est nécessaire de rappeler un certain nombre d’informations de base qui ne sont peut-être pas dans tous les esprits.

 


Les Asniérois ont droit au Vélib’ !

"Les Asniérois ont droit au Vélib' !" - Départ en Vélib' de Levallois

"Les Asniérois ont droit au Vélib' !" - Départ en Vélib' de Levallois

Dans une précèdente note, nous expliquions pourquoi nous souhaitions le Vélib’ à Asnières et pourquoi celui-ci est possible sur notre ville.

Pour synthétiser, voici les hypothèses possibles d’une implantation de vélos en libre service sur Asnières :

Première formule : c’est la ville de Paris qui finance l’extension (installation et gestion des stations et vélos). En contrepartie, Paris perçoit les recettes supplémentaires : abonnements des utilisateurs (29 euros/an) et frais de consommation (le système est payant au-delà de 30 minutes d’utilisation).

Deuxième formule: “l’option recettes” pour les communes qui voudraient en prendre le risque : la collectivité s’engage alors à hauteur de 30% des frais d’installation et de gestion mais récupère en contrepartie 30% des recettes.

Les communes d’Ile-de-France qui ont déjà implanté des Vélib’ ont dû choisir entre l’une ou l’autre formule. Dans le cas d’Asnières, il suffirait de négocier un nouvel avenant au contrat Vélib’ avec la ville de Paris.

Troisième formule : C’est la plus complexe, mais pas impossible. La ville d’Asnières peut très bien passer un appel d’offre avec Decaux ou un autre prestataire. Il faudra alors que les Vélib’ asniérois et les Vélib’ parisiens soient techniquement compatibles entre eux. Difficile, mais pas impensable.

Quatrième formule : Il s’agit d’intégrer le “grand plan vélo” lancé par le Président du Conseil Général des Hauts-de-Seine, Patrick Devedjian. L’idée est d’investir dans des structures d’abris protégés, surveillés et payantes (les Vél’Abris 92), tout en accroissant le nombre de pistes cyclables sur le département. Les Vél’Abris 92 seront implantés à proximité des gares, des stations de RER ou des zones commerçantes. Coût estimé : entre 70 000 et 80 000 euros par abri, hors foncier (coût supporté en grande partie par le Conseil Général).

Pour défendre le droit des Asniérois au Vélib’, le groupe Asnières en Marche (UMP - Nouveau Centre - Parti Radical) qui siège au conseil municipal, emmené par la Conseillère régionale Marie-Dominique AESCHLIMANN, a organisé une opération de sensibilisation dans Asnières, ce samedi 20 juin.


La ZAC bords de Seine : un pas vers l’éco-quartier

La ZAC des bords de Seine à Asnières

La ZAC des bords de Seine à Asnières

Dans cet article, Asnières donne l’exemple.

Offrir l’eau de pluie pour l’arrosage des espaces verts, tel est l’objectif du nouvel aménagement de la ZAC des bords de Seine à Asnières-sur-Seine totalisant une surface de 136 000 m². Elle servira aussi à remplir les laveuses de voirie de la commune. Pour cela, deux cuves aciers de 80 m3 chacune viennent d’être posées lors d’une opération de levage spectaculaire.
“Les aménageurs comme les industriels ont conscience de l’intérêt de récupérer l’eau de pluie dans le cadre de la réalisation de nouveaux espaces de vie ” explique Patrick Levy, le gérant de Ciddos, un bureau d’étude et de conseils, adhérant au GIE France Pluie, un groupement d’intérêt économique focalisé sur la récupération des eaux de pluies.

Dans un souci d’impulser une politique de développement durable, c’est l’ancien Maire d’Asnières, Manuel Aeschlimann, qui avait émis le souhait de réutiliser l’eau de toiture pour alimenter l’arrosage des espaces verts et leur laveuses de voiries. 

L’infiltration et la récupération des eaux de ruissellement se font par un dispositif de noues encerclant le jardin paysager intérieur et alimenteront les deux cuves de stockage. Faisant office de prétraitement comme prévu par la réglementation du 21/08/2008, les noues comprennent un bac à sable enveloppé par un géotextile.
Les cuves présentent un diamètre de 3 m de diamètre et 12 m de long. Elles sont en acier pour des raisons de coûts et de facilité de manipulation. « A partir d’une capacité de 10 000 litres, l’acier devient intéressant, tant en terme de coûts que d’entretien et de durabilité », ajoute Patrick Levy

Garantir l’alimentation

Les besoins exprimés en terme de débit sur ce site en matière d’arrosage sont de 17 m3/h et pour le remplissage des laveuses de 60 m3/h. Les cuves sont équipées de trois pompes immergées Ebara, deux de 30 m3/h et une de 17 m3/h. « l’immersion des pompes offre une puissance supérieure et une réduction des bruits de fonctionnement. Une sonde à ultrasons mesure en permanence la quantité d’eau dans la cuve et déclenche ou non son remplissage », rappelle encore Patrick Levy. Le volume annuel de récupération est estimé à 3 000 m3.

Voilà donc une idée intéressante pour préserver la planète. Un exemple asnierois à suivre donc.

Aujourd’hui, de nouveaux chantiers en faveur de l’environnement doivent être impulsés : les Vélib’ à Asnières en tant que priorité, mais il y a bien d’autres dossiers à étudier.

Asnières Avenir reviendra dessus.

Source : France BTP