
La ZAC des bords de Seine à Asnières
Dans cet article, Asnières donne l’exemple.
Offrir l’eau de pluie pour l’arrosage des espaces verts, tel est l’objectif du nouvel aménagement de la ZAC des bords de Seine à Asnières-sur-Seine totalisant une surface de 136 000 m². Elle servira aussi à remplir les laveuses de voirie de la commune. Pour cela, deux cuves aciers de 80 m3 chacune viennent d’être posées lors d’une opération de levage spectaculaire.
“Les aménageurs comme les industriels ont conscience de l’intérêt de récupérer l’eau de pluie dans le cadre de la réalisation de nouveaux espaces de vie ” explique Patrick Levy, le gérant de Ciddos, un bureau d’étude et de conseils, adhérant au GIE France Pluie, un groupement d’intérêt économique focalisé sur la récupération des eaux de pluies.
Dans un souci d’impulser une politique de développement durable, c’est l’ancien Maire d’Asnières, Manuel Aeschlimann, qui avait émis le souhait de réutiliser l’eau de toiture pour alimenter l’arrosage des espaces verts et leur laveuses de voiries.
L’infiltration et la récupération des eaux de ruissellement se font par un dispositif de noues encerclant le jardin paysager intérieur et alimenteront les deux cuves de stockage. Faisant office de prétraitement comme prévu par la réglementation du 21/08/2008, les noues comprennent un bac à sable enveloppé par un géotextile.
Les cuves présentent un diamètre de 3 m de diamètre et 12 m de long. Elles sont en acier pour des raisons de coûts et de facilité de manipulation. « A partir d’une capacité de 10 000 litres, l’acier devient intéressant, tant en terme de coûts que d’entretien et de durabilité », ajoute Patrick Levy
Garantir l’alimentation
Les besoins exprimés en terme de débit sur ce site en matière d’arrosage sont de 17 m3/h et pour le remplissage des laveuses de 60 m3/h. Les cuves sont équipées de trois pompes immergées Ebara, deux de 30 m3/h et une de 17 m3/h. « l’immersion des pompes offre une puissance supérieure et une réduction des bruits de fonctionnement. Une sonde à ultrasons mesure en permanence la quantité d’eau dans la cuve et déclenche ou non son remplissage », rappelle encore Patrick Levy. Le volume annuel de récupération est estimé à 3 000 m3.
Voilà donc une idée intéressante pour préserver la planète. Un exemple asnierois à suivre donc.
Aujourd’hui, de nouveaux chantiers en faveur de l’environnement doivent être impulsés : les Vélib’ à Asnières en tant que priorité, mais il y a bien d’autres dossiers à étudier.
Asnières Avenir reviendra dessus.
Source : France BTP