Interview de Marie-Dominique Aeschlimann, une candidate en campagne

Marie-Dominique Aeschlimann, Conseillère régionale Ile-de-France, conseillère municipale et Présidente du groupe “Asnières en marche” à Asnières sera en 4ème position  sur la liste de la majorité présidentielle dans les Hauts-de-Seine, conduite au niveau régional par Valérie PECRESSE pour les prochaines élections régionales. Elle a bien voulu répondre aux questions d’Asnières Avenir.

Marie-Dominique AESCHLIMANN

Marie-Dominique AESCHLIMANN

Asnières Avenir : Marie-Dominique Aeschlimann, vous êtes en ce moment en pleine campagne pour les élections. De manière générale, quel est votre regard sur celle-ci ?

Marie-Dominique Aeschlimann : La campagne des élections régionales met la région au centre du débat public, et c’est une bonne chose. Ce n’était pas trop tard, car nos concitoyens connaissent mal ou très peu la collectivité régionale. Normal, puisque depuis 12 ans, l’Ile-de-France, dirigée par une majorité PS-PC-Verts, n’est jamais parvenue à s’imposer comme une collectivité réellement au service de ses habitants et ses usagers.

C’est en revanche pas normal du tout, quand on sait que la région gère 4,5 milliards d’euros de budget chaque année, à quoi il faut ajouter plus de 6 milliards d’euros gérés par le STIF (le Syndicat Autonome des Transports en Ile-de-France), l’autorité qui pilote les transports dans notre région (bus, métro, RER). Ces deux importants budgets, ce sont les impôts des franciliens qui les alimentent. Et il est inacceptable qu’alors que les impôts ont augmenté de 70% du fait de la région depuis 2004, les habitants ne bénéficient d’aucune amélioration de leur cadre de vie.

Marie-Dominique Aeschlimann et Jean-Claude Boutiffard

Marie-Dominique Aeschlimann et Jean-Claude Boutiffard

 Asnières Avenir : Pouvez-vous nous décrire un journée type en campagne ?

Marie-Dominique Aeschlimann : La campagne électorale, d’ici le premier tour du scrutin le 14 mars prochain, est très courte ; elle est donc intense. Il faut savoir que les listes de la majorité présidentielle, conduites en Ile-de-France par Valérie PECRESSE, ont été validées à la fin du mois de janvier, donc très récemment.

J’ai l’honneur d’y représenter notre commune, Asnières, en très bonne place, la 4ème position, après André SANTINI, Rama YADE et Roger KAROUTCHI.

Une campagne courte, cela signifie une grande variété d’actions dans la même journée. Typiquement, dès 7h30 le matin, nous allons à la rencontre des usagers des transports en commun, pour leur faire connaître nos propositions en matière des transports, les améliorations que souhaite apporter Valérie PECRESSE pour des transports plus réguliers, plus surs, plus confortables et moins onéreux, et une meilleure desserte grâce à la création de liaisons banlieue-banlieue. Nous proposons aussi un pass naviguo intelligent, qui pourrait être rechargé depuis le domicile de l’usager, ce qui éviterait les interminables files d’attente chaque 1er du mois.

Et puis, nous voulons mettre fin à la grande variété des tarifs (les zones) qui pénalisent doublement les habitants de la banlieue. Le coût mensuel des transports peut s’avérer élevé au niveau d’une famille, tandis qu’ils n’ont même pas le choix entre prendre la voiture ou les transports. En effet, la desserte est mauvaise : souvent il faut passer par Paris pour se rendre d’une banlieue à une autre ? et si on ose prendre la voiture, c’est les bouchons assurés….

Très souvent, je retourne à ma permanence pour faire le suivi des dossiers, voir le courrier, ou participer à une réunion jusqu’à l’heure du déjeuner. Le déjeuner est souvent frugal. Parfois, j’ai des rendez vous à l’extérieur, ou je visite des associations, puis certains jours, j’assure ma permanence sans rendez vous, au 70 avenue d’Argenteuil jusqu’à 20 heures. Autrement, je suis à nouveau sur le terrain, invitée par des Asniérois ou répondant aux sollicitations de commerçants qui souhaitent me rencontrer.

A l’occasion de ces sorties, je fais des courses chez les commerçants. Parfois, nous terminons la journée par une réunion d’appartement ou un meeting, un café politique, jusque vers 22 heures. Et nous rentrons…

 

Asnières Avenir: Et malgré le rythme très soutenu de la campagne et toutes vos activités, vous arrivez à préserver une vie de famille ? 

Marie-Dominique Aeschlimann : Naturellement, ma vie de famille est au centre de mes préoccupations. Mais depuis longtemps déjà, toutes ces activités -professionnelles, politiques, familiales, amicales- se succèdent de façon harmonieuse, parce que j’ai la chance de bénéficier de l’aide précieuse de mes proches qui me secondent et me soutiennent. Bien que très jeunes -6 et 8 ans- nos enfants comprennent le sens, et partagent à leur façon notre engagement politique. Nous leur réservons des moments privilégiés, en famille, simples mais de qualité, au cours desquels nous nous ressourçons ensemble. Les enfants s’intéressent à nos activités, et demandent souvent à être autorisés à nous accompagner, ce qui semble étonnant, mais c’est la vérité. Je ne sais pas si cela durera, quand ils auront l’âge des sorties entre copains…Pour l’instant, j’avoue que j’en profite pleinement et un peu égoïstement… 

Collage avec Carlos Dias et Lucien
Séance de collage

 Asnières Avenir : C’est important pour vous de faire campagne aux côtés des militants ?

 Marie-Dominique Aeschlimann : La campagne est enthousiasmante et nous avons la chance d’avoir le concours précieux de militants exemplaires, convaincus, passionnés et dévoués. J’aime par-dessus tout être en campagne, avec mes amis, c’est exaltant. J’aime le contact, tout simplement. Je peux passer des heures à marcher dans Asnières, dans tous les quartiers, prendre le temps de regarder autour de moi, m’arrêter pour bavarder chez les commerçants ou prendre des nouvelles de certaines connaissances. Parfois, on refait le monde sur le trottoir, les Asniérois n’hésitent pas à me confier leurs déceptions ou leurs difficultés.

J’essaie alors de les accompagner du mieux que je le peux ; parfois, un rendez vous est rendu nécessaire à ma permanence, quand il faut évoquer des situations plus personnelles, accompagner une démarche… J’ai l’âme militante, et pratiquante. Il faut dire que nous avons la chance d’avoir une équipe formidable, avec des hommes et des femmes différents et talentueux, motivés et sincères… Je participe aux opérations de collage, de tractage, boitage. Ce sont des moments joyeux, de partage, de solidarité, et les contacts sont très bons, ce qui ne gâche rien…

 Asnières Avenir : Y-a-t-il un aspect prioritaire pour vous parmi les thèmes de campagne ?

Marie-Dominique Aeschlimann : Les transports, c’est une compétence fondamentale de la région. Cela conditionne le développement économique, la croissance, la création d’emplois. En 12 ans de gestion socialiste, on n’a pas vu beaucoup d’améliorations en matière des transports en idf. Il y a encore trop de petits gris. Jean Paul Huchon vient d’inaugurer le francilien, le seul et le premier alors qu’il en faudrait au moins 600 pour toute l’Ile-de-France. La ligne 13, à peine prolongée, est déjà hyper saturée. Il aurait fallu accélérer la prolongation de la ligne 14, mais par manque de volonté politique régionale, les crédits n’ont pas suivi.

Il faut un investissement conséquent pour développer les transports de banlieue à banlieue, et notamment les nombreuses opérations de tramways qui sont en panne sèche. En plus des problèmes liés à l’offre, je ne parle même pas de la sécurité, dans les transports comme dans les lycées. Les faits divers quasi quotidiens montrent bien que ce n’est pas une vue de l’esprit, la politique laxiste des socialistes en matière de sécurité fait des ravages. Il n’y a qu’à voir ce qui se passe à Asnières…

 Asnières Avenir : Et pour les autres domaines ?

Marie-Dominique Aeschlimann : Sans être trop longue, il faut que la région se recentre sur ses compétences légales, comme la formation professionnelle, l’apprentissage, le logement, les lycées, et surtout le développement économique, la création d’entreprise. Sur ces sujets, rien ne s’est passé depuis 12 ans. Ou presque rien. La région a dilué sa compétence et sa responsabilité, en se mêlant de tout, à tort et à travers. En revanche, elle n’a pas ménagé la monture en matière d’impôts, de taxes diverses et variées, sur le ménages, sur les entreprises, sur les bureaux, sur les cartes grises et sur l’essence… Pour très peu de services supplémentaires an faveur des franciliens. Il faut en finir. 12 ans de gestion socialiste, ça suffit largement.

 Asnières Avenir : Un dernier mot pour les lecteurs d’Asnières Avenir ?

Marie-Dominique Aeschlimann : Bravo pour l’impertinence, le non conformisme et le sérieux de ce blog qui a une vraie identité propre. Avoir toujours une longueur d’avance sur la réflexion, c’est un atout. Je le remercie de s’intéresser aux questions régionales et de participer de la sorte à la vie démocratique. Merci.

 

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