Pietrasanta et le débat sur l’identité nationale : les vraies raisons d’une fuite

Débat sur l'identité nationale, mardi 12 janvier 2010. Salle des mariages de l'Hôtel de ville - Asnières

Débat sur l'identité nationale, mardi 12 janvier 2010. Salle des mariages de l'Hôtel de ville - Asnières

Mardi 12 janvier, le Député d’Asnières et Colombes sud, Manuel Aeschlimann, a organisé un débat sur l’identité nationale.

Sujet particulièrement complexe et sensible que le Député a souhaité initier à Asnières, afin de récolter les témoignages des administrés en la matière. “En ma qualité de Député, je considère qu’il était utile d’apporter ma pierre à l’édifice du dialogue et de la concertation en ce domaine.” explique-t-il.

Le Maire d’Asnières quant à lui a préféré fuir le débat. Pour Marie-Dominique Aeschlimann, Présidente du groupe “Asnières en marche” au conseil municipal et candidate aux élections régionales : “on a aussi notre Vincent Peillon à Asnières“… toute chose égale par ailleurs, ne manque-t-elle pas de préciser.

Pourquoi avoir fui un tel débat ?

Le Maire d’Asnières évoque sur son blog les raisons de son refus : “Si je condamne le débat tel qu’il est organisé, c’est en raison du lien insupportable qui est fait entre mise en danger de l’ identité nationale et immigration, la recherche de boucs émissaires à tous les maux que connait notre pays“.

Et pourtant, le 7 octobre 2006, Sébastien Pietrasanta, alors conseiller municipal, écrivait sur son site internet, à propos d’un jeune Asniérois issu des Hauts d’Asnières d’origine maghrébine : “Depuis des années, je dénonce la politique des “caïds” du Maire. Ech Chetouani ne doit pas être un exemple pour nos enfants“. Et de dénoncer : “Il est le responsable du collectif “ni macho ni proxo” opposé aux valeurs humanistes du mouvement “ni putes ni soumises”. Il est opposé à l’émancipation des femmes dans nos quartiers.“. Selon lui, il a “des problèmes avec la police et la justice”, est “régulièrement interpellé par la police à Asnières”, a été “arrêté pour possession de chien dangereux“. (source : Libération, 9 juillet 2009).

Zouhair Ech Chetounani réagit : “Le jour où il a marqué ça sur son blog, j’ai su qu’il me prenait pour un indigène. Il n’aurait jamais osé faire ça à un maire, à quelqu’un de son “rang”, si je n’avais pas été quelqu’un des quartiers“.

En mars 2008, Sébastien Pietrasanta devient maire (PS) d’Asnières. Ech Chetouani, employé par la mairie, se retrouve “mis au placard“, avec 500 euros de salaire en moins.

Le 23 mai 2009, Sébastien Pietrasanta est condamné pour diffamation pour les propos faux et infondés qu’il a tenus envers Zouhair Ech Chetouani. Il écope de 1000 euros d’amende avec sursis et doit régler 1500 euros de dommages et intérêts.

On comprend bien mieux pourquoi Pietrasanta est particulièrement mal à l’aise avec le débat sur l’identité nationale” sourit un commentateur asniérois.

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2 réactions à “Pietrasanta et le débat sur l’identité nationale : les vraies raisons d’une fuite”

  1. Reyre
    25 janvier 2010

    A ceci il ne faut pas oublier d’ajouter que la gauche, et le P.S en particulier, ont tout intéret à fuir ce débat et à ne pas faire de remous dans une communauté qui a toujours été un réservoir stratégique de voix !
    Serions-nous à la veille d’un scrutin ?

  2. Annie
    26 janvier 2010

    Bonsoir,
    Non seulement le PS a intérêt à fuir le débat car on sait depuis longtemps( ou ils continuent de penser) que leur électorat se résume aux fonctionnaires et aux banlieues àqui ils tiennet des discours totalement démagogiques. Une honte démocratique.
    Non seulement ils refusent de débattre, mais ils refont le coup de Miterrand, en salissant ce débat qui passionne les français de la façon la plus honteuse qui soit! Laval, Vichy, Déat….la honte à l’état pur. Tout cela pour faire remonter le FN comme au bon vieux temps de Miterrand, ce démagogue. Ce Rastignac des Charentes disait de Gaulle qui le méprisait.
    Je croyais avoir tout entendu de ces cumulards gauche-caviar mais ils m’on souflé d’indignation. Je n’ai plus aucun respect pour M. Aubry. Ce ne sont pas des méthodes démocratiques.
    Mais les gens ne sont pas fous et savent bien eux de quoi ils veulent débattre; et ne s’en privent plus.
    Vive la République, Vive la France.
    Annie

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