Le Grand Paris s’invite à Asnières

Débat le 16 septembre à 19h30 : Grand Paris et réforme des collectivités territoriales
Mercredi 16 septembre, à 19h30, un grand débat aura lieu à Asnières (espace Delage-Concorde) sur :
“Grand Paris et réforme des collectivités territoriales : évolution ou révolution ?”
En présence de :
- Philippe DALLIER, Sénateur de Seine Saint Denis, Rapporteur au Sénat sur la réforme institutionnelle du Grand Paris
- Frédéric PUIGSERVER, Rapporteur de la Commission Balladur sur la réforme des collectivités territoriales
- Manuel AESCHLIMANN, Député des Hauts-de-Seine
Débat animé par Nicolas CELLUPICA, chargé des débats et de la prospective à l’UMP Asnières.
Pour confirmer votre présence, merci d’appeler le 01.40.80.73.80 ou d’envoyer un mail à (contact.aeschlimann@orange.fr)
En attendant mercredi, une synthèse sur le Grand Paris présentée par Eric MORVAN, architecte et Asniérois :
- - -
L’idée de Nicolas Sarkozy d’organiser la mutation de Paris vers un “Grand Paris” a fait son chemin et on trouve aujourd’hui peu de monde pour la contester.
Pourtant, un débat s’anime autour de la conception que chacun se fait sur ce Grand Paris.
Va-t-on vers une nouvelle définition des limites de Paris comme cela fut fait pour la dernière fois en 1860 ou se limitera-t-on à moderniser la capitale en procédant à une refonte des moyens de transport et à la construction de bâtiments emblématiques du 21ème siècle ?
Redessiner les limites de Paris est une idée très ambitieuse qui s’inscrit dans l’histoire de la capitale. Celle-ci s’est en effet développée en repoussant toujours les barrières qu’elle s’était fixée.
Ainsi, se sont vus englobés au fur et à mesure les faubourgs qui s’étendaient au-delà des enceintes successives que sont celles de la cité gallo-romaine, de Philippe Auguste, de Charles V, de Louis XIII, des ” Fermiers Généraux ” et de Thiers.
C’est dans un passé finalement très récent que la dernière extension de Paris fut décidée le 1er janvier 1860 en annexant les territoires compris entre le mur des ” Fermiers Généraux ” et l’enceinte de Thiers.
Cette mesure supprima les onze communes suivantes partiellement ou intégralement annexées : Vaugirard, Belleville, Grenelle, la Villette, Auteuil, Passy, les Batignolles-Monceau, Montmartre, la Chapelle-Saint-Denis, Charonne et Bercy.
Certains prétendent aujourd’hui que le boulevard périphérique est la dernière enceinte construite et qu’elle sera la plus difficile à franchir.
Mais c’est finalement sur le plan politique que bute aujourd’hui l’extension de l’emprise du territoire de Paris. L’idée de la gouvernance du Grand Paris dont les dimensions rivaliseraient avec celles des autres grandes capitales, se heurte à la nécessité d’englober Paris et ses départements limitrophes dont les majorités politiques ne parviennent pas à s’entendre.
Paris aurait pourtant besoin d’une entité administrative équivalente au “Land de Berlin” ou au “Greater London” pour répondre à la rupture qui existe entre la capitale et sa banlieue.
Une autre tendance tend à se développer.
C’est une conception moins ambitieuse qui s’inscrit dans la continuité de ce qui fut fait il y a une quarantaine d’années quand furent prises les dernières décisions majeures qui ont transformées Paris.
Il s’est agit d’engager des investissements publics colossaux qui ont transformé la capitale.
On a décidé de construire des lignes de métro rapides qui se croiseraient à Chatelet ou s’élèverait un centre commercial moderne. On construirait une nouvelle rocade urbaine (le périphérique). On implanterait cinq villes nouvelles et un quartier d’affaire (la Défense) en proche banlieue dans l’axe des Champs Elysées.
Ces choix stratégiques qui ont façonné la capitale dans la seconde moitié du 20ème siècle n’ont pas tous connu le même succès.
Souhaitons donc que les décisions de même ampleur qui doivent être prises aujourd’hui pour permettre au Grand Paris d’affronter les défis du siècle à venir soient le reflet d’une réelle ambition qui améliore le cadre de vie de ses habitants et réponde aux problèmes qui sont posés comme le manque de logements, la congestion des transports, la rareté des espaces verts et le défit du développement durable.
Ces deux visions du Grand Paris cohabitent et se nourrissent l’une et l’autre.
Soyons certains que nous allons vivre avec émerveillement cette nouvelle mutation de Paris.
Nous allons voir notre cadre de vie se transformer. Des bâtiments extraordinaires vont être construits, des nouvelles façons de se déplacer vont voir le jour, des nouveaux espaces verts vont nous permettre de respirer.
Dans ce grand bouleversement Asnières bénéficie d’une situation géographique intéressante entre Gennevilliers et La Défense qui sont deux des pôles autour desquels va se tisser la métropolisation du Grand Paris.
Tout doit concourir à ce que cet emplacement de choix se transforme en une situation stratégique.
Ceci ne pourra se faire que si la politique de l’équipe municipale s’inscrive dans ce mouvement et souvent le précède.

Eric Morvan
On le voit, ce n’est malheureusement pas le cas aujourd’hui dans les choix qui sont faits sur des sujets de première importance comme le parking du centre ville trop petit pour réduire sensiblement le stationnement de surface, ou comme le Velib’ dont l’arrivée à Asnières n’est toujours pas envisagée ou l’Autolib au sujet duquel le maire ne se prononce toujours pas.
Eric MORVAN
Vous pouvez laisser un commentaire, ou un trackback depuis votre site.

22 septembre 2009
On l’a vu notamment, lors de cette très belle réunion, que ces débats ne sont pas réservés aux initiés.D’apparence technique ou institutionnelle, la question du cadre d’action de nos collectivités interpelle nos concitoyens, non pour le principe, mais dans leur fonctionnement concret.Bravo pour cette initiative.
23 septembre 2009
Merci Marie-Dominique !